Quand on s’intéresse aux chemins de fer que la France a construits dans ce que l’on appelait globalement au 20ème siècle les colonies ou l’Empire, on constate qu’elle en a construit pratiquement partout où ses intérêts étaient en jeu, notamment au Maghreb et en Afrique Noire.(1)
En revanche, dans les quatre territoires qui sont devenus maintenant des départements à part entière, un seul avait bénéficié d’un réseau cohérent et efficace, celui de l’île de La Réunion.
En Guyane, à la Martinique et en Guadeloupe, il n’y eut jamais que des lignes isolées destinées aux transports de marchandises, essentiellement d’ailleurs, de la canne à sucre. Les écartements adoptés étaient non seulement différents mais aussi insolites. En Guyane, c’était une ligne construite pour les travaux des forçats, à la Martinique, il y eut une ligne éphémère à traction hippomobile, à voie de 0,60 pour les voyageurs, qui disparut lors de l’éruption de la Montagne Pelée en 1905. Des projets, il n’en manqua pas (comme ceux du gouverneur Sarraut) : chemins de fer ou tramways électriques.
Seule donc, La Réunion avait vu la construction d’un chemin de fer à voie métrique bien conçu, puisqu’il desservait les trois quarts du périmètre de l’île où se concentre d’ailleurs la majorité de la population. Il fut modernisé après 1945 avec des autorails Floirat, puis des rames Billard ou Brissonneau et Lotz. Il fut supprimé en 1965 pour des raisons qui varient selon les sources : réseau vétuste à refaire, souplesse de l’automobile, et pour certains, raisons politiques (les cheminots auraient constitué un noyau syndical dur).
Quoi qu’il en soit, aucun de nos quatre départements d’outre-mer ne possède à ce jour un réseau ou une ligne ferroviaires assurant un service public moderne, même si les responsables se sont efforcés de mettre en place des réseaux d’autobus qui couvrent leurs territoires.
Bien entendu, depuis 20 ans, il y a eu et il y a toujours des projets et des études. Le plus avancé a été celui de la Réunion, lancé en 2005, qui proposait un réseau de tram-train à voie normale entièrement nouveau avec des ouvrages d’art impressionnants. Les anciennes infrastructures du chemin de fer à voie métrique n’étaient pas prises en compte (notamment les deux grands tunnels dans la falaise). Le contrat pour la réalisation d’une première tranche avec un groupement d’entreprises fut passé : oui mais voilà ! L’Etat n’a pas accordé tout le financement espéré, et en plus, la Région (qui est aussi département) a changé de majorité aux dernières élections. Tout est annulé à ce jour. La priorité est donnée à la route de bord de mer et donc à la voiture… (et il y a un contentieux avec les entreprises signataires). Ce projet sans doute trop ambitieux et donc trop cher aurait mérité un meilleur sort en utilisant au maximum l’existant.
Rappelons les chiffres fondamentaux :
Or comme on le sait, la population de nos départements d’outre-mer continue à croître et le trafic automobile y est très difficile (il faut voir les embouteillages aux entrées de Fort-de-France et Saint-Denis de la Réunion pour s’en convaincre).
Pour les Antilles, à la Martinique, il a été envisagé un transport en site propre (TCSP) et à la Guadeloupe un Bus à Haut Niveau de Service (BHNS), donc non ferroviaires.
Les solutions adoptées depuis 25 ans dans nos villes métropolitaines seraient donc inadaptées dans les DOM ? Les problèmes sont les mêmes : encombrements, pollution, appauvrissement des sources de pétrole et donc, à terme, renchérissement du coût de l’essence.
Notre revue qui défend depuis 1957 les transports collectifs ferroviaires ne peut que souhaiter que des solutions raisonnables puissent être mises en place au cours des prochaines années pour offrir, comme en Métropole, des moyens collectifs de transport à ces territoires au double statut de Région- Département.
Par MIchel C. Dupont

Une présentation de 4 pagesdes différents musée feroviaires de cette région du nord de l'espagne
Par J. Rossetti
Une exposition coloniale s'est tenue à Paris de mai à novembre 1931, avec un an de retard sur les prévisions, celle-ci devant primitivement avoir lieu en 1930, centenaire de la prise d'Alger par les troupes de Charles X.
3 pages

Nous vous tenons régulièrement au courant de ce projet de construction du chemin de fer à crémaillère du Puy de Dôme (voir CFRT n°324, 325, 329, 332 et 334). CFRT a été convié à une conférence de presse au Conseil Général du Puy de Dôme le 7 avril. Nous vous faisons partager les principales nouveautés.
Voir aussi sur le site de la FACS
Retour sur le voyage organisé par la FACS du 28 avril au 6 mai 2010

|
de France
|
|
de France
|
A l'étranger
|
