Mesdames, Messieurs les Ministres,
Messieurs les Présidents,
Mesdames, messieurs
C'est un grand plaisir pour moi d'être ici ce soir pour la signature de la première charte pour le développement des chemins de fer touristiques et historiques.
Si RFF a encore peu d'expérience en la matière, il a cependant, dès sa naissance manifesté un intérêt tout particulier pour les projets des associations et des collectivités territoriales qui sont venus lui faire part de leur passion pour les chemins de fer et le passé ferroviaire dans notre pays, mais aussi de leur volonté de s'appuyer sur un projet d'animation de sections de ligne du réseau ferré national pour développer l'activité touristique de leur région.
Je dois à cet égard vous confier que l'un des premiers groupes de travail constitué à RFF autour de Jean-Louis Rohou, était le groupe chemins de fer touristiques qui ne comptait pas moins de six membres quand nous n'étions encore que 30.
Alors pourquoi un tel attachement pour ces projets ? Et bien parce que RFF a parmi ses missions, celle de mettre en valeur l'infrastructure du réseau ferré national, qui lui a été remise par l'État.
Quand en liaison avec les collectivités territoriales et les associations, nous favorisons le tourisme ferroviaire, il est bien évident que nous répondons à cette mission de valorisation du patrimoine ferroviaire et de son environnement. Et nous ne saurions opposer cette préservation de quelques lignes à notre travail essentiel de développement et d'aménagement du réseau pour satisfaire les besoins qui se manifestent, pour le fret comme pour les déplacements intercités ou régionaux.
Je voudrais cependant faire deux observations : l'une porte sur les modalités de mise à disposition des emprises, l'autre sur la sécurité de l'exploitation.
Sur le premier point, je rappelle que nous nous attachons à contracter aux conditions les plus équitables pour le propriétaire et pour l'exploitant.
Nous sommes tout à fait prêts à favoriser les efforts entrepris par les associations et les collectivités territoriales pour préserver ces activités ferroviaires, mais compte tenu de notre situation financière, la réouverture d'une ligne pour une exploitation touristique ne peut avoir pour conséquence de créer un surcoût pour RFF.
La seconde porte sur la sécurité. Le ferroviaire a l'image d'un mode de transport où la sécurité des usagers et des personnels est une priorité absolue. Elle doit l'être aussi dans le cadre de l'exploitation touristique où la clientèle est là pour se détendre et retrouver les images de son passé. C'est l'intérêt de tous, pour que cette activité de chemins de fer touristiques se maintienne et se développe.
C'est la raison pour laquelle mes services ont proposé au ministère et à la SNCF l'élaboration d'un référentiel de sécurité, adapté aux différentes situations d'exploitations touristiques.
Comme vous le voyez, RFF se réjouit d'être le cosignataire d'une charte qui va clarifier les relations entre les différents partenaires et faire que les chemins de fer touristiques et historiques puissent connaître le développement auquel beaucoup de nos concitoyens sont attachés.