2012-1 : 18 au 25 février : Italie «Duo Italien» : Milan & Rome
2012-2: 1er au 9 avril : Russie «Riveria Express» : Nice-Moscou-Berlin-Paris
2012-3 : Mai : France «Panoramique des Dômes» : Montpellier, Clermont-Ferrand
2012-4 : 3 au 16 juin 2012 : États-Unis «Couleurs du Colorado» ANNULÉ
2012-5: Fin août, France : les trains touristiques dans la région Île de France
2012-6 : 15 au 23 septembre : Allemagne «Duo Allemand» : Massif du Harz et Mer Baltique
2012-7 : Fin novembre/décembre : Madagascar «Viko Viko»
par Jean-Claude VAUDOIS
En ce 16 octobre, à 10h24 précises, des voyageurs débarquent du TGV pour rejoindre Michel Terlynck (délégué régional Aquitaine), déjà entouré de membres bordelais et provinciaux.
Nous recevons les consignes et des documents remis aimablement par l'épouse de notre délégué. Tout le monde sort de la Gare Saint-Jean, devant laquelle attend une rame (rame courte de 30m, N° 2241 à 2246). Le temps de prendre quelques photos, sous la pluie, nous partons pour l'arrêt prévu, « Porte de Bourgogne », non sans avoir observé le conducteur passer de l'alimentation par ligne aérienne (LAC) à l'alimentation par le sol (APS) : petite appréhension. mais tout va bien. A la Porte de Bourgogne, une accalmie nous permet d'admirer les allées et venues des rames sur deux lignes (A et C) soit sur quelques centaines de mètres, quatre voies en parallèle (ce qui est, sans doute, le seul cas en France). Sur la ligne C, une rame se dirigeant vers la gare ne peut démarrer, bloquant les autres rames et entraînant la mise en place d'un autobus de substitution. Un peu plus tard, dans la matinée, après moult manoeuvres, la rame rentrera au dépôt, tirée par un UNIMOG.
Nous reprenons une rame (rame longue à 5 caisses et 2 nacelles, N°2201 à 2232) vers Mériadeck. Le parcours s'effectue sur une bonne distance avec l'APS, sans le moindre problème, malgré la pluie. Notre groupe admire la souplesse et le silence de ces rames. Pour certains d'entre nous, une comparaison peut se faire avec les COMBINO de Bâle, à 7 caisses également, qui paraissent moins souples. A Pey-Berland nous croisons la ligne B, admirons l'Hôtel de Ville et passons de l'APS au LAC sans encombre, pour arriver à Mériadeck, terminus provisoire (et centre commercial), en attendant un prolongement qui sera mis en service au printemps vers le CHU. Nous constatons une des erreurs commises dans la conception des lignes : l'aiguille permettant de passer d'une voie à l'autre est avant la station, d'où l'impossibilité de garer 2 rames à cette station provisoire.
Nous repartons en direction de Cenon, avec des passages du LAC à l'APS et à nouveau au LAC, sans aucun problème ; passage admirable et admiré du Pont de Pierre ; sur l'Avenue Thiers le parcours est rectiligne et permet de belles vitesses, sur une voie engazonnée et bordée d'arbres. Nous abordons une longue rampe pour arriver à la Buttinière, avec de belles échappées sur Bordeaux, noyée dans la pluie. Vers le terminus de la Morlette, à Cenon, sur quelques centaines de mètres, le parcours se fait à nouveau avec l'APS (pour faire plaisir au maire de la commune qui n'est pas du même bord politique que le maire de Bordeaux ; c'est la même chose sur la branche de Lormont !). Arrêt, au terminus, sous la pluie, avant de repartir avec la même rame jusqu'à la station « Jardin Botanique ». Tout près, un bon repas nous attend, commencé avec un kir, bienvenu par ce temps humide et frais. Il permet de nombreux échanges ou est-ce le hasard ?-on parle beaucoup de tramways, de chemins de fer ou de voyages possibles pour la FACS. A la sortie, surprise, le soleil se montre discret vite quelques photos ! Et l'on repart par la ligne A jusqu'à la station Hôtel de Ville où nous attendrons une rame de la ligne B, tout en admirant des croisements de tramways entre les lignes A et B, et la complexité des voies équipées de l'APS.
La ligne B est, de loin, la plus longue du réseau et nous allons l'emprunter jusqu'au terminus de Bougnard. Cette ligne est en grande partie en plate-forme indépendante, mais, à certains endroits, elle doit partager le trafic avec les autres véhicules sans trop de difficultés, semble-t-il. Le long parcours Hôtel de Ville-Peixotte se fait avec l'APS, ensuite on revient au LAC sans que les voyageurs remarquent quoi que ce soit, tant au niveau de la vitesse que de la qualité du roulement. Bien que nous soyons un samedi après-midi, la fréquentation est importante et ce sera le cas sur l'ensemble du réseau (par moments, nous sommes vraiment serrés dans les rames) : bien vite du matériel supplémentaire sera nécessaire. Bougnard sous la pluie. puis sous le soleil. et nous repartons pour notre terminus « Quinconces » : le parcours est très agréable, au milieu des campus universitaires, puis dans la proche banlieue bordelaise (Talence). Victoire et sa belle place les rues commerçantes Vital-Carles et Cours de l'Intendance. Nous arrivons sous les arbres majestueux de la place des Quinconces et de son centre de transports : pas moins de 20 lignes côtoient le tram, d'où la construction d'un bâtiment administratif et commercial rappelant, un peu, les halles de Baltard. Un bon moment d'arrêt nous permet d'assister à de nombreuses manoeuvres de rames (rames arrivant par la ligne C pour la ligne B, manoeuvres sur le futur prolongement de la ligne B) : c'est un régal, d'autant que le soleil est là et traverse les arbres aux couleurs déjà automnales. Ce sera bientôt la fin de notre périple : nous reprenons une rame pour la Gare Saint-Jean où nous arrivons sous une pluie torrentielle cette fois. En conclusion, nous avons été impressionnés par un magnifique réseau, fonctionnant parfaitement bien ce jour-là, avec des rames confortables et silencieuses, au taux de remplissage important. Mais « on sent » que des fréquences supérieures seraient les bienvenues. Comme dirait un guide célèbre « vaut le déplacement ». Ce voyage doit son succès à notre délégué régional, Michel Teirlynck, mais aussi à nos amis Alain Cazal et Guy d'Arripe qui n'ont pas ménagé leurs efforts pour, tout au long du parcours, nous communiquer le maximum d'informations.