Les voyages organisés par la FACS

La FACS organise des voyages sur les chemins de fer touristique, les réseaux de tramways et parfois à l'étranger.

Pour vous donner envie de participer à nos voyages, deux compte-rendus de voyages récents vous sont présentés.

La qualité de membre de la FACS est nécessaire pour participer aux voyages. Voir la rubrique adhésion


PROGRAMME 2008

2008-1: PRAGUE (République Tchèque)

Samedi 29 Mars au Lundi 31 Mars 2008

Transport aérien: Compagnie SMART WINGS départ arrivée PARIS-ROISSY.
Aller: Samedi 29 8h25
Retour: Lundi 31 20h30

Programme touristique:
Visite du depot musee des trams + parcours en ville de 2 heures
Visite d un depot de trams modernes et sortie en ville
Excursion touristique avec trajet par train (40km de Prague) vers le chateau fort de KARLSTEN
Visites touristiques classiques : chateau, centre ville etc

Hébergement - repas:
Hotel  QUALITY 3* à 15 mn de la place Venceslas par tram!
repas sur la Moldau et diner avec animation folklorique au cours du séjour

Tarif: Prix par personne
Catégorie A: de Paris à Paris en chambre double 440 euros.
Catégorie B: de Paris à Paris en chambre individuelle 470 euros.
Catégorie C: De Prague à Prague en chambre double 290 euros.
Catégorie D: De Prague à Prague en chambre individuelle: 320 euros.

Préinscription avant le 1er janvier 2008: Acompte de 100 euros

Pour participer au voyage il est nécessaire d'être membre de la FACS ou du COPEF

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2008-2: LE MANS et la TRANSVAP

Samedi 19 Avril 2008

Programme touristique:
matin: une visite complète du réseau de tramways en rame spéciale
après midi: un voyage en autorails historiques sur le tronçon préservé de l'ancienne voie ferrée départementale Mamers – Saint-Calais, sauvegardée et exploitée par la Transvap.
De nombreux arrêts-photos sont prévus.

Rendez-vous: gare SNCF du Mans, côté gare Nord, station du tram « Gare », quai : direction Université, à 9 heures.
Les parcours d’approche sont à la charge des participants.

Tarif: Prix par Personne
40 euros

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Vous êtes interessés par un de nos voyages?

Adressez un courrier à notre siège social, une enveloppe adréssée et timbrée pour chaque voyage, indiquez en haut à gauche la reference du voyage. Nous vous enverrons la notice détaillée dès qu'elle sera disponible.

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FACS
Gare de l'Est
F-75475 PARIS Cedex 10
FACS - Tél./Fax +(33)(0)1 40 38 39 07

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LES BEAUX VOYAGES DE LA FACS

2005 - LE TRIANGLE DES TROIS PAYS

Par Claude BOUCHAUD

C'est le Vendredi 24 Septembre à 12 h en gare de Mulhouse que se sont retrouvés les trente participants à ce voyage très varié conçu et dirigé par René Steiner, délégué régional Alsace-Lorraine. Un TER suisse a conduit le groupe en gare de Bâle (Basel) -CFF pour une première excursion sur voie métrique avec emprunt de plusieurs lignes de tramways de la grande cité bâloise.

BÂLE

Les tramways de Bâle La place de la gare est aujourd'hui exclusivement le domaine des tramways et des piétons et c'est une véritable armada de trams se dirigeant dans toutes les directions qui s'offre aux yeux. Plusieurs voies ont été récemment construites et le plan de circulation revu (lignes 1, 2, 8, 10 et 11). Les matériels verts dominent et coexistent avec quelques rames jaune et rouge, couleurs de la compagnie BLT (Baselland Transport AG) desservant les lignes 10 et 11. C'est d'ailleurs par la ligne 11 que nous commençons notre périple pour nous diriger en direction de Aesch, tout d'abord par un nouveau viaduc jouxtant de grands immeubles de bureaux ultra-modernes et surmontant les voies ferrées CFF. Puis, après environ 6 km de parcours, le tram devient un véritable chemin de fer suburbain avec la plupart des PN munis de barrières. Nous ne dépasserons pas Reinach Dorf, terminus provisoire équipé d'une boucle de retournement, car des travaux sur la ligne interrompent provisoirement le parcours tram. Nous nous dirigeons alors vers le centre ville dans notre rame que nous quitterons à Aeschenplatz où pas moins de six lignes passent (lignes 3, 8, 10, 11, 14, 15). C'est alors la ligne 14 que nous empruntons vers Plattern et à l'arrêt Lachmatt, après environ 8 km de course qui nous conduisent dans les faubourgs, nous repartons vers le centre ville avec la ligne 14/1. Celle-ci décrit un large circuit passant par le coeur de la cité. Notre rame franchit deux fois le Rhin. Nous marquons une pause d'une demi-heure sur la place du marché (Marktplatz) dominée par l'hôtel de ville ou maison rouge, un site célèbre de Bâle. C'est ici que la densité de circulations est la plus forte avec une double voie fréquentée par les tramways de huit lignes ! (lignes 3,8,10,11,14,15,16,17 celle-ci ne fonctionnant que les dimanches et jours de fête). Nous reprenons la ligne 14/1 jusqu'à l'arrêt Brausebad car nous voulons tester les nouveaux tramways Combino à 7 caisses (Be 6/8 301 à 328). On sait que ces rames ultra-modernes à grande capacité ont dû repasser chez le constructeur Siemens mais certaines sont de retour sur les lignes 6 et 8. C'est justement un Combino qui arrive sur la ligne 6. Notons que la rareté des Combino, la plupart encore retirés du service, a pour nous l'avantage de voir circuler du matériel ancien dont de nombreuses remorques remises en service à cette occasion. Avec notre Combino qui nous paraît moins esthétique que les fabrications d'Alstom, nous allons à nouveau traverser le centre ville jusqu'à l'arrêt Messeplatz. Puis, ce sera le retour à la gare centrale en passant par un nouvel itinéraire desservi par la ligne 2. Cette fois, nous passons par une belle artère commerçante que nous découvrons. Nous avons été frappés par l'efficacité des transports publics très largement utilisés par des voyageurs généralement munis de « pass » ;la circulation automobile est faible pour une ville de 250 000 habitants ; cela est dû à la pauvreté de la cité en parcs de stationnement, aux parkings périphériques de dissuasion et à la qualité des transports à fréquence élevée. C'est à nouveau avec une rame suisse que le groupe rejoint Mulhouse. Devant la gare, une charmante hôtesse de la SITRAM, Société d'exploitation des transports de la ville de Mulhouse, nous apporte des explications sur le projet du tram-train de Mulhouse qui est en cours de réalisation dans la ville. Elle distribue à chaque participant un dossier complet sur ce tramway C'est ensuite le départ pour l'Ecomusée d'Alsace distant d'une vingtaine de kilomètres. Après installation dans de charmantes maisonnettes, un dîner est le bienvenu pour retrouver des forces car la journée a été longue et le départ le samedi sera bien matinal.

Le Kandertalbahn (Touristique allemand)

Il faut en effet rejoindre l'Allemagne via Mulhouse et Bâle. Cette fois, nous passons dans la section allemande de la grande gare internationale de Bâle pour monter dans une superbe rame de banlieue à étage de la DB. Elle nous conduira à Haltingen par le grand itinéraire se dirigeant vers Cologne. Nous croisons de nombreux trains dont des ICE et de longs convois de fret avec des compositions de 30 à 50 wagons parfois chargés de camions. A Haltingen, les voies du chemin de fer touristique jouxtent celles du grand réseau auquel elles sont toujours raccordées, mais l'exploitation touristique s'effectue sur deux voies distinctes. Vers 10 h 30, le train à vapeur arrive de Kandern ; nous allons circuler sur le Kandertalbahn, ligne à voie normale de 14 km remontant la vallée de la rivière Kandern. Cette ligne a été fermée au début des années 80 puis sauvée par une Association de bénévoles. Pour cette Association, c'est un grand jour puisque l'on fête les cent ans de la locomotive « Chanderli », une petite T3, 030T construite en 1904 par Borsig à Berlin. Cette machine a toujours circulé sur des voies ferrées secondaires; elle tracte un véritable train-musée composé de trois voitures à essieux des années 1880 et de deux fourgons dont l'un est converti en voiture-bar. La rame est dans un état de présentation parfait. Une centaine de voyageurs prennent place dans ce train du matin pour s'élancer vers les confins de la Forêt-Noire. Le groupe a admiré la qualité du spectacle ferroviaire, non seulement celui de la rame et du bâtiment de la gare terminus mais aussi du « personnel » magnifiquement vêtu avec des uniformes d'avant 1914. Une rame Diesel assurait d'autres circulations (6 AR dans la journée dont 3 en vapeur). A Kandern, visite du dépôt par un guide francophone, qui nous apprend que des bénévoles, pour moitié suisses, pour moitié allemands, assurent la totalité de l'exploitation, Nous y voyons une Tigerli récemment à chute de timbre et une 141 autrichienne partiellement démontée. Un grand hangar avec 3 voies de 75 mètres est en construction pour abriter le matériel. Après un déjeuner qui a permis de se réchauffer par cette fraîche journée d'automne, ce sera le retour sur Haltingen avec la rame-vapeur dans laquelle les voyageurs seront sollicités à se nourrir de bretzels, la spécialité locale. L'équipe du train sera vivement remerciée pour sa magnifique prestation. L'attente d'une trentaine de minutes en gare d'Haltingen est animée par le passage de plusieurs longs trains de fret puis c'est le retour en gare DB de Bâle sur la voie 1. Il faudra se presser pour que le groupe parvienne à temps sur la voie 14, côté CFF, où un train suisse doit nous conduire à Liestal dans la banlieue bâloise ; nous serons reconnaissants au conducteur de ce train de bien avoir voulu patienter 2 à 3 minutes pour nos retardataires.

Le Waldenburgbahn (Régional suisse)

Arrivés à Listal, on découvre la seule voie suisse à l'écartement de 75 du Waldenburgbahn que plusieurs d'entre nous avaient déjà fréquentée. Ce dimanche tantôt, deux rames sont en circulation sur la ligne qui s'apparente à la fois à un transport suburbain et à un tramway ; les rames se croisent à mi-parcours et assurent une fréquence à 30 minutes. Cette ligne fonctionne économiquement avec deux seuls agents (un conducteur dans chaque rame). Le matériel est de conception voisine de celle des tramways de Zurich mais à l'écartement de 75 (BDe 4/4 11 à 17 et remorques Bt 111 à 120). Le parcours est très plaisant, résolument champêtre sauf dans la traversée de bourgs, parfois sur voie de tramway sur la chaussée. Au terminus de Waldenburg, à 550 m d'altitude, la locomotive à vapeur préservée est invisible dans son dépôt bien clos mais, à l'extérieur, le parc à charbon et la rame ancienne témoignent de la persistance de circulations à caractère historique qui ont lieu plusieurs fois dans l'année. Puis, c'est le retour sur Liestal, correspondance immédiate pour Bâle où nous passerons dans la partie française de la gare pour utiliser un TER qui nous conduira à Mulhouse. Notons que la correspondance à Liestal est excellente et permet, comme nous le confirme l'examen de l'horaire, d'effectuer le parcours Waldenburg - centre ville de Bâle en une heure. Les grands travaux dans la ville de Mulhouse n'épargnent pas le quartier de la gare et, à l'arrivée, il faudra pouvoir retrouver notre car qui stationnait à 200 ou 300m de la gare SNCF ! Il fera suffisamment jour pour visiter avec le car une partie du chantier de pose des voies du futur tram qui avance à grands pas en centre ville (pose de 4 h à 22 h). Il est toutefois impossible de stationner, mais notre chauffeur a l'obligeance de repasser deux fois dans le secteur de la Porte Jeune, lieu du futur embranchement de la ligne 2. Puis, ce sera le retour à l'Ecomusée où un repas typiquement alsacien sera servi.

L'Ecomusée d'Alsace

L'Ecomusée d'Alsace et le train des mineurs Le dimanche, lever encore matinal pour découvrir l'Ecomusée qui occupe un site de 100 ha sur la friche d'une exploitation de la potasse, aujourd'hui désaffectée. Notre groupe se répartit en deux, les uns préférant une visite du village avec ses maisons de l'Alsace rurale patiemment démontées puis remontées ici ; ces maisons à colombages datent du 15ème au 19ème siècle et la promenade permet aussi de retrouver l'artisanat et la petite industrie rurale ainsi que l'évocation des productions agricoles traditionnelles. L'Ecomusée est animé : chevaux de trait, attelages, animaux de la ferme, transformation des produits agricoles en démonstration (moulin à huile, distillerie, cave des vignerons, etc...) Les autres participants restent fidèles au chemin de fer pour se retrouver dans la gare de Bollwiller (1841-1844) déplacée ici. Un train de service composé d'un locotracteur Moyse type 20TDE et d'une voiture voyageurs à étage ex-Ouest (1936) est mis en marche pour notre groupe. C'est d'ailleurs le Président de l'Association FloriRail, Association pour la réouverture de la liaison ferroviaire Mulhouse-Guebwiller, Stéphane Hissler, qui a bien voulu conduire le train et assurer les commentaires. Le train s'engage sur un court tronçon de 1300m en direction du puits Rodolphe, seul rescapé des onze puits alsaciens d'exploitation de la potasse, gisement exploité durant un siècle. La voie ferrée franchit un PN muni de barrières pour parvenir au pied de quelques grands bâtiments subsistants. Le site est caractéristique d'un bassin minier et dominé par l'impressionnant chevalement. Au terminus, plusieurs voitures voyageurs récupérées au musée de Mulhouse voisinent avec trois wagons de potasse sur un petit faisceau de voies. Une charmante hôtesse évoque l'exploitation minière qui cessa ici en 1980 et qui occupait 1500 ouvriers, travaillant jour et nuit, 365 jours par an, 24 heures sur 24. L'extraction de la sylvinite, minerai de potasse, s'effectuait à une profondeur de 400 à 1000 m. Sur le carreau de la mine, la voie de 60 reste bien présente avec des berlines servant au transport souterrain du minerai. Puis, ce sera le retour en gare où stationne un locotracteur Gmeinder de réserve. Enfin, ce sera la sortie de l'Ecomusée non sans avoir traversé le beau village où les surprises ne manquent pas (cigognes dans leur nid, cochon évadé dans les rues, bien difficile à récupérer, artisans d'autrefois en activité).

Le Train Thur Doller Alsace (Ex. Chemin de fer de la Doller)

Notre car nous conduit à Cernay, distant d'une vingtaine de kilomètres. En fait, le train touristique du TTDA part à présent de la halte de Saint-André dans un faubourg de Cernay. Un évitement a été construit pour remise en tête de la machine. L'ancien PN sur la RN 68, route à grande circulation à deux fois deux voies a été supprimé coupant l'accès à la gare SNCF de Cernay distante de deux kilomètres. On espère que cette coupure sera provisoire car un trafic de déchets par voie ferrée est attendu depuis Mulhouse et la voie est restée posée lors de l'aménagement du giratoire. C'est la 030 T Couillet de 1912 qui est en tête du train ouvert au public et de six voitures dont quatre Palavas de 1892, classées MH, en livrée vert wagon d'origine, et de deux voitures plus colorées dont une " Petite-Rosselle » de 1912 transformée en wagon-bar. Le train s'ébranle sur l'ancienne ligne de Sewen vers son terminus de Sentheim. La ligne a malheureusement été déferrée en amont de Sentheim sur sa partie spectaculaire où elle s'élançait vers le massif des Vosges. Le parcours de 12 km est varié, longe au départ des étangs et a de beaux passages en forêt. Le franchissement de la Doller sur le célèbre pont militaire Henry, repeint en rouge sombre, est toujours le clou de parcours et les PN à barrières relevées et manoeuvrées à la manivelle donnent un cachet ancien assez exceptionnel à la promenade ferroviaire. Long arrêt en gare de Burnhaupt pour une visite guidée de la collection des matériels, la plupart garés dans un beau hangar à trois voies de 75 m : locos à vapeur 030 Meuse, 040 Franco-Belge, locotracteurs Diesel, autorail de Dietrich X 3710 de 1948, autorail Renault X 5852 de 1954 en état de marche et voiture-lit. Puis ce sera le parcours jusqu'à la gare de Sentheim où la halle à marchandises est très utilisée pour des animations. Aujourd'hui, c'est l'artisanat qui y est à l'honneur ; nous sommes reçus par l'équipe dirigeante du TTDA dont son Président René Schneider et lors de l'apéritif qui nous est offert, les conversations vont bon-train sur divers problèmes rencontrés par le chemin de fer touristique. Puis ce sera un dernier repas pris en commun au restaurant « la perle de la Train Thur Doller Alsace » avant le retour à Mulhouse et la séparation après un voyage fort réussi.

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2005 - PLUIE ET APS OU UN BEAU VOYAGE A BORDEAUX

par Jean-Claude VAUDOIS

En ce 16 octobre, à 10h24 précises, des voyageurs débarquent du TGV pour rejoindre Michel Terlynck (délégué régional Aquitaine), déjà entouré de membres bordelais et provinciaux.

Nous recevons les consignes et des documents remis aimablement par l'épouse de notre délégué. Tout le monde sort de la Gare Saint-Jean, devant laquelle attend une rame (rame courte de 30m, N° 2241 à 2246). Le temps de prendre quelques photos, sous la pluie, nous partons pour l'arrêt prévu, « Porte de Bourgogne », non sans avoir observé le conducteur passer de l'alimentation par ligne aérienne (LAC) à l'alimentation par le sol (APS) : petite appréhension. mais tout va bien. A la Porte de Bourgogne, une accalmie nous permet d'admirer les allées et venues des rames sur deux lignes (A et C) soit sur quelques centaines de mètres, quatre voies en parallèle (ce qui est, sans doute, le seul cas en France). Sur la ligne C, une rame se dirigeant vers la gare ne peut démarrer, bloquant les autres rames et entraînant la mise en place d'un autobus de substitution. Un peu plus tard, dans la matinée, après moult manoeuvres, la rame rentrera au dépôt, tirée par un UNIMOG.

Nous reprenons une rame (rame longue à 5 caisses et 2 nacelles, N°2201 à 2232) vers Mériadeck. Le parcours s'effectue sur une bonne distance avec l'APS, sans le moindre problème, malgré la pluie. Notre groupe admire la souplesse et le silence de ces rames. Pour certains d'entre nous, une comparaison peut se faire avec les COMBINO de Bâle, à 7 caisses également, qui paraissent moins souples. A Pey-Berland nous croisons la ligne B, admirons l'Hôtel de Ville et passons de l'APS au LAC sans encombre, pour arriver à Mériadeck, terminus provisoire (et centre commercial), en attendant un prolongement qui sera mis en service au printemps vers le CHU. Nous constatons une des erreurs commises dans la conception des lignes : l'aiguille permettant de passer d'une voie à l'autre est avant la station, d'où l'impossibilité de garer 2 rames à cette station provisoire.

Nous repartons en direction de Cenon, avec des passages du LAC à l'APS et à nouveau au LAC, sans aucun problème ; passage admirable et admiré du Pont de Pierre ; sur l'Avenue Thiers le parcours est rectiligne et permet de belles vitesses, sur une voie engazonnée et bordée d'arbres. Nous abordons une longue rampe pour arriver à la Buttinière, avec de belles échappées sur Bordeaux, noyée dans la pluie. Vers le terminus de la Morlette, à Cenon, sur quelques centaines de mètres, le parcours se fait à nouveau avec l'APS (pour faire plaisir au maire de la commune qui n'est pas du même bord politique que le maire de Bordeaux ; c'est la même chose sur la branche de Lormont !). Arrêt, au terminus, sous la pluie, avant de repartir avec la même rame jusqu'à la station « Jardin Botanique ». Tout près, un bon repas nous attend, commencé avec un kir, bienvenu par ce temps humide et frais. Il permet de nombreux échanges ou est-ce le hasard ?-on parle beaucoup de tramways, de chemins de fer ou de voyages possibles pour la FACS. A la sortie, surprise, le soleil se montre discret vite quelques photos ! Et l'on repart par la ligne A jusqu'à la station Hôtel de Ville où nous attendrons une rame de la ligne B, tout en admirant des croisements de tramways entre les lignes A et B, et la complexité des voies équipées de l'APS.

La ligne B est, de loin, la plus longue du réseau et nous allons l'emprunter jusqu'au terminus de Bougnard. Cette ligne est en grande partie en plate-forme indépendante, mais, à certains endroits, elle doit partager le trafic avec les autres véhicules sans trop de difficultés, semble-t-il. Le long parcours Hôtel de Ville-Peixotte se fait avec l'APS, ensuite on revient au LAC sans que les voyageurs remarquent quoi que ce soit, tant au niveau de la vitesse que de la qualité du roulement. Bien que nous soyons un samedi après-midi, la fréquentation est importante et ce sera le cas sur l'ensemble du réseau (par moments, nous sommes vraiment serrés dans les rames) : bien vite du matériel supplémentaire sera nécessaire. Bougnard sous la pluie. puis sous le soleil. et nous repartons pour notre terminus « Quinconces » : le parcours est très agréable, au milieu des campus universitaires, puis dans la proche banlieue bordelaise (Talence). Victoire et sa belle place les rues commerçantes Vital-Carles et Cours de l'Intendance. Nous arrivons sous les arbres majestueux de la place des Quinconces et de son centre de transports : pas moins de 20 lignes côtoient le tram, d'où la construction d'un bâtiment administratif et commercial rappelant, un peu, les halles de Baltard. Un bon moment d'arrêt nous permet d'assister à de nombreuses manoeuvres de rames (rames arrivant par la ligne C pour la ligne B, manoeuvres sur le futur prolongement de la ligne B) : c'est un régal, d'autant que le soleil est là et traverse les arbres aux couleurs déjà automnales. Ce sera bientôt la fin de notre périple : nous reprenons une rame pour la Gare Saint-Jean où nous arrivons sous une pluie torrentielle cette fois. En conclusion, nous avons été impressionnés par un magnifique réseau, fonctionnant parfaitement bien ce jour-là, avec des rames confortables et silencieuses, au taux de remplissage important. Mais « on sent » que des fréquences supérieures seraient les bienvenues. Comme dirait un guide célèbre « vaut le déplacement ». Ce voyage doit son succès à notre délégué régional, Michel Teirlynck, mais aussi à nos amis Alain Cazal et Guy d'Arripe qui n'ont pas ménagé leurs efforts pour, tout au long du parcours, nous communiquer le maximum d'informations.

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Dernière mise à jour le 13 février 2008