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ECHORAIL N°90 mars 2001

    Le MTVS récompensé pour son accueil

     

    Le lundi 26 février, plusieurs administrateurs du Musée avait rendez-vous à la Maison de la Chimie à Paris pour recevoir le premier prix Ile de France du concours " Les Bravos de l'Accueil " organisé par la Fédération Nationale des Offices du Tourisme et des Syndicats d'Initiatives (FNOTSI). Le but de ce concours est de promouvoir toutes les initiatives pour développer le tourisme en France que ce soit par des institutions, des sociétés ou des associations.

    C'est en septembre 2000 qu'un responsable de l'OTOS nous rend visite et pour nous proposer de participer à ce concours. Le principe est assez simple. Les Offices ou Syndicats de la FNOTSI présentent à un concours départemental les organismes qu'ils souhaitent. Le lauréat de ce concours est alors présenté au concours régional. Le MTVS a donc été reçu premier à ces deux étapes.

    Pour la région Ile de France, nous étions opposés à l'association Espace d'Issy-les-Moulineaux, consacrée à la mise en valeur des Berges de la Seine, et aux chantiers-écoles du Centre de Brie à Villeneuve le Comte qui rénovent le petit patrimoine. Au gré des régions, on trouve : La confrérie de la truffe de Bourgogne à Is-sur-Tille, les fermes troglodytiques d'Azay-Le-Rideau, l'association des fondeurs du Castelbriantais à Châteaubriant (fonderie d'art), le camp touristique de Saut Sonnelle en Guyane et la distillerie Rhum Depaz en Martinique

     

     

    LES CHANTIERS

    LE LOCOTRACTEUR CORSE

    Toutes les forces de l'atelier ont été mises sur le locotracteur pour en finir avec sa remotorisation et sa révision. Tandis que le remontage du moteur s'achevait et qu'il pouvait faire ses premiers tours, une équipe d'électriciens et de mécaniciens, composée notamment de Jean Claude Pires, Georges Collus, a réalisé le système de refroidissement du radiateur à partir de 4 ventilateurs électriques d'origine automobile. Ceux-ci se déclencheront en deux groupes de deux à des températures différentes. Le tableau de bord est remis en état et comportera des voyants couplés aux détecteurs de température et au fonctionnement des ventilateurs.

    Patrice, encore lui, et Gaston Monnier ont révisé le mécanisme de frein qui en avait bien besoin : tringlerie tordue, sabots à l'usure prononcée, etc...

    La machine a repris du service début juillet, mais nécessite quelques mises au point.

    Le nouveau moteur Willeme est en place
    Les 4 ventilateurs électriques auront la lourde tâche de refroidir un moteur de 180CV.
     

    NOUVELLE ETAPE DE RESTAURATION DE LA TDS

    Et oui, enfin la partie ferronnerie des deux plates-formes de la T.D.S. est terminée. Il nous aura fallu sept mois pour arriver à notre fin.

    Ont participé à ce chantier de longue haleine, l'équipe des P.D.M. (NDLR Papis du Mercredi), Patrice, Stef, Juju, Olivier etc...

    Un peu d'histoire pour vous remémorer l'évolution du chantier.

    La voiture a d'abord été équipée du double équipement de frein: à vide et à air comprimé tous les deux selon le mode de fonctionnement automatique. Le frein à vis à également été remonté sur l'une des deux plates-formes. Enfin les marchepieds ont été réalisés avec quelques photos pour plans.

    La fabrication des mains courantes d'une seule pièce nous a donné du fil, ou plutôt de fer, à retordre. Pour cela il a fallu que l'on coupe des tranches dans un rond de 70mm, découpage exécuté d'une main de maître par Claude Lejeune notre joker d'EDF. Plusieurs tronçons ont été soudés bout à bout pour obtenir la longueur nécessaire, nous avons soudé un fer plat de 50mm par 5mm pour récupérer l'épaisseur. Puis nous avons façonné l'ensemble avant la pose. Le chantier s'est achevé par la pose des tôles d'habillage de la rambarde et du faux portillon du milieu que nous avons fait fixe pour des raisons de sécurité des voyageurs.

    L'atelier trop petit, Patrice notre ferronier maison, s'est installé dehors et a travaillé entre les goutes

    Nous passons le flambeau à l'équipe qui s'occupe de la finition de l'aménagement intérieur et de l'équipe de peinture.

    Pour nous l'aventure continue, nous allons nous pencher sur la caisse de la Vienne où le même genre de travail nous attend.

    Les effets des intempéries

    Les grandes quantités de pluie de cet hiver ont provoqué des inondations importantes à Butry-sur-Oise. Les installations ferroviaires, en hauteur, n'ont pas été touchées. Seule la fosse de l'atelier a subi la traditionnelle remontée d'eau de l'Oise. Le niveau n'a pas dépassé les 10 cm.

    Par contre les sols ont été fragilisés et un bloc de rocher a dévalé dans la tranchée fin Mars. Le bloc s'est arrêté sur le rail à moins de cinq mètres de l'aiguille d'entrée de l'évitement du Bois Thibault. C'est à l'aide d'un marteau piqueur que le bloc d'un mètre cube a été détruit pour l'ouverture de la saison. Un jour d'exploitation nous avons retrouvé quelques fragments du bloc sur la voie. Certainement qu'ils souhaitaient vérifier la théorie comme quoi on entend le train arriver. À moins que ce soit un riverain ou un promeneur plein de "bonnes" intentions

    Sauvetages

    Et de dix !

    Elle est enfin arrivé. On en parlait déjà dans le N° 87 de votre bulletin, il y a plus d'un an. Celle que tout le monde attendait c'est la dixième machine vapeur de la collection. C'est une 020T Corpet-Louvet achetée par l'entrepreneur de travaux publics Paul Frot. Elle lui a été livrée par le constructeur de La Courneuve le 11 juin 1927 sous le n° de série 1673. Son numéro d'exploitation sera le 26. La machine était préservée par les héritiers de l'industriel et était placée en monument dans une usine du sud de Paris. En 1999, la machine est offerte au Musée du Tramway de Pithiviers. Ne pouvant exploiter cette machine métrique sur la voie de 60, le Musée décide de la mettre à disposition d'un réseau métrique de la Fédération. La procédure de désignation du candidat déclenchera une véritable tempête au sein de l'organisation nationale, mais le MTVS unique candidat membre de la Fédération sera désigné. Un contrat de mise à disposition est alors négocié et signé en décembre 2000. Quand les beaux jours sont revenus, nous avons essayé de débloquer la machine. Mais devant la nécessité de l'enlever dans de brefs délais, la solution du grutage a été prise. C'est la société SCAL'EXPO qui sera chargée des opérations de chargement, transport et déchargement. Aujourd'hui la machine est posée sur des lorries en attendant de retrouver l'usage de ses roues.

    Depuis son arrivée, la machine a retrouvé l'usage de ses roues après de lourde séance de graissage et de va et vient derrière le locotracteur.

    Un peu d'histoire

    L'entreprise de M. Frot commandera 35 machine au célèbre constructeur. La première sera livrée le 23 novembre 1880. La dernière sera notre N°26. Plusieurs séries seront livrées. Tout d'abord, en 1880 - 1882, une série de 3 du type 020T de 6 tonnes et 2 du type 030T de 10,5 tonnes. On trouve ensuite des machines 030T de 16 et 17 tonnes livrée à l'unité de 1886 à 1906. En 1907 l'entreprise reçoit deux machines 030T de conception différente que l'on retrouvera sur de nombreux réseaux secondaires comme les Tramways d'Eure et Loir, les chemins de fer départementaux de la Mayenne ou le chemin de fer des Ardennes (type que l'on nommera 18 d'après le dossier de plans qui s'y consacrent).

    À partir de 1913, apparaît un nouveau type de 020T (dossier 14) tarant d'abord 11 tonnes puis 13,5 tonnes et enfin 12,5 tonnes. Ce type de machine sera assez largement livré aux entreprises de travaux publics. 18 machines, de ce type, seront livrées entre 1913 et 1927. La 26 en sera la toute dernière. Ces machines sont assez caractéristiques avec leur gabarit surbaissé qui leur vaut le surnom de "Teckel". C'est tout de même 4 machines de ce type, qui sont conservées. Les 11, 15 et 25 le sont par la FACS qui les a confiées à nos amis du CFBS. Enfin une série de 4 machines 040T de 24 tonnes (21 à 24) a été livrée en 1923. Deux d'entre elles (22 et 24) ont été préservées par la FACS qui les a confiées au CF du Vivarais. La 23 expédiée aux charbonnages du Tonkin sera remplacée par une cinquième machine. Son châssis a servi à la construction du locotracteur 51 des Chemins de fer de la Provence.

    Un tour à essieux

    Lors d'un récent contact avec les dirigeants du réseau Suisse MOB, nous recevions l'offre du don du tour à essieux du dépôt de Charneix. Celui-ci est remplacé par une machine plus moderne achetée d'occasion en France. Le Conseil d'Administration a accepté cette offre pour l'équipement du futur atelier de l'association. Cette machine-outil étant en fonction dans un atelier professionnel, nous ne devrions pas avoir trop de mal à le conserver aux normes pour une utilisation par des professionnels.

    C'est le 8 mars, qu'à lieu le déchargement de cet appareil pesant tout de même près de 6 tonnes. Comme cela est devenu une habitude, en de telles circonstances, l'opération se déroule dans une ambiance particulièrement tendue.

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