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ECHORAIL N°91 octobre 2001

L'autorail De Dion 202 au MTVS

Depuis maintenant plus de douze ans, nous avons essayé de récupérer le chaînon manquant à notre collection. Vu le nombre d'années passées à négocier, l'affaire ne fut pas simple sur le point diplomatique. C'est aujourd'hui chose faite. Le premier autorail représentatif du matériel couramment trouvé sur les secondaires français vient d'arriver. Il s'agit d'un autorail De-Dion Bouton construit en 1935 pour la ligne CFD de la Lozère, fermée en 1968, puis transféré peu après sur Les Voies Ferrées du Velay (VFV) dit à l'époque Vivarais du Haut.

Ce véhicule de 9,5 tonnes et 9,5 mètres de long n'a jamais été réutilisé depuis. N'étant pas abrité depuis cette époque, son état général est "comme nous avons l'habitude", et quelques années de restauration seront nécessaires pour le remettre en état.

Il arrive au sein de notre collection l'année de nos 25 ans. Est-ce un signe? Nous attendions cela depuis longtemps et, par moments, sans plus y croire. Avec ce type de matériel, nous pourrons présenter au public un échantillon de nos anciens secondaires relativement complet. Le chantier de préparation a débuté le 17 septembre avec temps pluvieux et glacial. Après repérage des lieux, la gare de Raucoules-Brossette. La première chose à faire était l'installation d'une bâche pour se protéger. Le but était de permettre à l'autorail de rouler pour faciliter son chargement, son essieu arrière étant complètement bloqué. La fine équipe, composée de Bruno Hyron, Jean-Claude Dahan, Daniel Prillard et Olivier Janneau, démonta les freins à tambour de l'engin ce qui nous permit de nous rendre compte qu'en réalité, l'engin était en prise et donc bloqué mécaniquement. Grâce à l'intervention de Monsieur Pierre Tessier, membre des VFV, nous essayâmes de bouger l'engin d'avant en arrière pour trouver le point mécanique nous permettant de passer au point mort. Hélas les efforts restèrent vains. La décision fut prise de découpler la transmission de la boîte. C'est finalement à la scie que l'opération s'acheva. L'engin était libre et roulait normalement. Il était 19 heures.

Pendant ce temps, avec l'accord de Monsieur Granger (président de VFV), quelques pièces mécaniques seront récupérées sur l'autorail N° 201, également stationné en gare de Raucoules-Brossette. ce qui nous aidera à restaurer le nôtre. " Le lendemain matin fut mis à profit pour faire le ménage dans l'autorail, et attacher avec du fil de fer tout ce qui pourrait bouger lors du transport. Puis ce fut l'heure du casse-croûte en attendant le chargement. C'est avec deux heures et demie de retard que ce dernier arriva. Le chargement pris en charge par nous-mêmes aidés par Pierre des VFV qui poussa, avec son locotracteur, notre autorail jusqu'à mi-pente. Ce dernier fut alors remorqué parle bras grue du camion qui le tira à 1,40 m au-dessus du sol sur la remorque routière. C'est à ce moment que le transporteur s'aperçoit qu'il a oublié les chaînes et cliquets devant fixer l'engin. Le lendemain le chargement devait être complété par la remarque à bagage stationnée à Dunières, puis le camion devait rentrer sur Paris.

Le jeudi 20 septembre, après quelques jours d'attente et quelques coups de téléphone pour gérer les contretemps et trouver des bras, le 202 est enfin arrivé. La remorque trop longue pour le camion est absente. Elle sera transportée lors d'un prochain déplacement du transporteur dans cette région (le 27 octobre). Après analyse de la situation, les élingues sont placées pour ne pas écraser la carrosserie, soulever le bogie avant porteur du moteur et de la boîte de vitesse, soulever l'essieu arrière.

Enfin équilibré, notre nouveau pensionnaire s'est envolé avec légèreté pour dégager le camion. À 9h14 Précise, il est déposé sur une nouvelle voie ferrée et dans un nouveau décor. .

Comme d'habitude, l'opération s'est déroulée avec une légère inquiétude et de l'effervescence. La bonne humeur a ensuite repris ses droits et le tout a été arrosé. 

Une journée à la campagne

 Après avoir remporté le prix des " Bravos de l'accueil ", l'Office de Tourisme de l'Oise Sausseron (O.T.O.S) dont une des représentantes, Madame Duchesne, se rapprocha de nous. En effet, tous les deux ans l'O.T.O.S. organise "la fête de la campagne" dans l'une des communes qu'il regroupe. Cette fête est l'occasion de présenter au public des produits régionaux et artisanaux, et il y en a plus que l'on peut l'imaginer près de Paris.

Au départ cette manifestation devait se dérouler dans un champ à environ 300 mètres du Musée, et rapidement nous nous sommes rendu compte qu'il serait difficile d'être partie prenante si les visiteurs ne trouvaient pas tout au même endroit. Il fut donc décidé de se servir du Musée et du parking attenant pour réaliser l'opération.

Nous avons donc mis à disposition nos locaux et notre train pour le côté animation, et le parking servit à une exposition de matériel agricole ancien, de produits locaux tel du miel et dérivés, des cochonnailles, du fromage, des chèvres, mais également, des fleurs, légumes et artisanat d'art, sans oublier bien sûr les crêpes, les gaufres et autres sucreries. Une structure gonflable avait été mise en place pour les enfants et curieusement il s'agissait d'une locomotive.

Cette fête nous permit de transporter 300 personnes, de faire découvrir notre Musée à un nouveau public et, pour anecdote, à certaines personnes de Butry dont des organisateurs, et certains de nos détracteurs.

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